CanadiensHockeyLNH

Un C pour Weber, un B pour Wilson

Nommer Shea Weber comme 30e capitaine de l’organisation prestigieuse du Canadien de Montréal était le choix le plus judicieux à faire. Le grand défenseur impose le respect complet. Mike Babcock le dit !

Lorsque ce gars entre dans la chambre, tous les joueurs délaissent leur conversation et se retournent sur son passage. Michel Therrien fait aussi mention d’un aura puissant. N’en déplaise à Gallagher, il n’a pas cette distinction. Le guerrier AURAIT été un excellent capitaine, mais pas dans la même chambre que Shea Weber.

Il y a ce qui se passe sur la glace aussi. Gally n’est pas le préféré des arbitres. Qui a le plus d’impact sur l’homme à la bande orange ? Qui a le plus d’influence sur un Joannette ? Weber a plus de prestance devant l’officiel et c’est un avantage pour l’équipe ! Il serait bête de s’en passer. Bien sûr, l’Influenceur n’a pas besoin du « C » pour exercer son pouvoir. En fait, c’est plus important que ça. L’adversaire reconnaît le mâle alpha. Ils sentent que c’est Weber.

Coudre le « C » sur le chandail de Gallagher aurait créé une distorsion. Loin d’être ésotérique, ce choix n’aurait pas été profitable. Les choses doivent être faites comme elles se doivent. Shea est le Capitaine. Remettre le titre à Brendan n’aurait pas été lui rendre service. Il le sait lui-même, il n’est pas l’élu. Parlez-en à Pacioretty !

Bob Gainey a été identifié par la direction. Dans le même vestiaire, fort en hommes de caractère, il y avait aussi Larry Robinson. On dit que Larry était le choix de ses coéquipiers, mais Bob a su manœuvrer.

Toutefois, Gally n’est pas Gainey. Bob Gainey est un Immortel au Temple de la renomée. Le 23 se trouve dans les hauteurs du Centre Bell. Il a été nommé parmi les 100 plus grands joueurs de la LNH à l’occasion du centenaire de la ligue pour des raisons toutes autres que ses compétences offensives. Gallagher est un vrai, mais il n’est pas Bob Gainey. Weber s’en approche beaucoup plus.

Jusqu’ici tout semble parfait, mais il n’en est rien. L’organisation du Canadien a, d’une certaine façon, altéré le grand rituel. Celui d’élire le capitaine sans l’opinion des joueurs. Bergevin et la direction n’ont pas eu confiance au VRAI processus. Ils ont manqué une occasion de démontrer leur confiance envers la troupe. Ils ont craint, mais les joueurs auraient reconnus leur homme !

Bien sûr que l’homme-montagne respecte le CH et il en est honoré. N’empêche que le nouveau capitaine aurait été encore plus fier. Le petit comité qui a décidé du « C » a manqué cette opportunité, mais pas pour rien.

En nommant Weber tout de go, les Canadiens envoient un message très précieux. Il ajoute à la valeur de la méga transaction Weber-Subban, mais surtout, elle confirme que le défenseur est ici pour rester. Terminé les rumeurs de transactions, l’instabilité et le doute dans le vestiaire. Bergevin confirme qu’il vit bien avec le 7,857 M$ jusqu’en 2022-2023.

Possiblement, il y a ici une justification subliminale du gros contrat. Quelque chose comme « 4,857 M$ pour le rendement sur la glace et 3 M$ pour le leadership ». Il y a peut-être un peu de délire dans cette analyse, mais il y a peut-être un peu de Paul Wilson aussi.

Jorge Rodrigues

Crédit photo : nhl.com

Article précédent

Cette semaine dans la Pacifique

Article suivant

Un geste inacceptable

Pas de commentaire

Laissez un commentaire

Votre adresse de courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *