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Atteindre la LNH, un rêve possible ?

Le journaliste de Radio-Canada Martin Leclerc a réalisé une expérience pour connaitre les probabilités pour un hockeyeur né au Québec de gravir la pyramide du hockey jusqu’à la LNH. Il a donc observé les joueurs atomes de la cohorte 2001-2002 pour savoir le nombre d’athlètes qui ont disputé au moins une saison (82 matchs) dans la meilleure ligue au monde.

Ainsi, on a calculé trois statistiques très intéressantes qui permettent de constater qu’il faut beaucoup de talent et de chance pour gravir les échelons de la LNH.

  • Sur un total de 14 538 joueurs qui ont joué dans la catégorie atome en 2001-2002, on constate que seulement 22 de ceux-ci ont été repêchés par une équipe de la LNH, équivalent de 0,15%. On parle donc du même pourcentage de 10 ans plus tôt.
  • On poursuit l’expérience en constatant que parmi ces 22 joueurs, seulement 10 ont disputé au moins un match dans la LNH, soit 0,68 joueur sur 1000 (0,068 %).
  • Pour terminer, seulement 8 de ces 22 joueurs repêchés ont disputé au moins 82 matchs (une saison) dans la LNH, soit 0,55 joueur sur 1000 (0,055 %). Ces joueurs sont : Michael Bournival, Michael Chaput, Louis Domingue, Jonathan Huberdeau, Phillip Danault, Xavier Ouellet, Jean-Gabriel Pageau et Cédric Paquette. Ajoutons Frédérick Gaudreau et Samuel Henley qui ont joué au moins un match dans la LNH sans être repêchés. On parle d’une légère augmentation de 0,036% à 0,055% en 10 ans.
  • Il est à noter que, de 1991 à 1992 et de 2001 à 2002, la cohorte de joueurs atomes au Québec est passée de 16 575 à 14 538 joueurs, soit une diminution de 12,3 %.

Ce qui permet donc de constater que l’ascension vers la LNH peut demander beaucoup de sacrifices et d’investissement personnel, étant donné que les chances de jouer une saison dans le circuit Bettman peuvent être très difficiles. Une étude réalisée par The Hockey News a permis de comprendre qu’il faut aussi être prêt à investir 100 000 dollars américains pour une famille afin de permettre à son enfant d’atteindre la LNH. Ainsi, les probabilités de gagner le gros lot à la loterie seraient 10 fois supérieures aux chances que l’enfant n’atteigne un jour la LNH.

Il est donc important de garder les choses en perspective pour les parents qui souhaitent que leur enfant puisse jouer dans la meilleure ligue de hockey au monde un jour. Il faut comprendre que l’investissement peut s’avérer inutile dans les camps d’été ou dans un programme de développement.

Crédit photo : sportplexe.ca

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