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Défaire le noyau ?

À l’approche des séries éliminatoires, la campagne 2017-2018 de la Ligue nationale aura été l’œuvre de plusieurs surprises. La dominance des Golden Knights de Las Vegas à leur première saison dans le circuit Bettman, ou encore, de fortes équipes hors du portrait des séries, comme les Blackhawks de Chicago.

Le sort de la troupe de Joel Quenneville est connu depuis un certain temps. Les Hawks se trouvent loin de ses concurrents, accusant un retard de 20 points pour une place dans le tournoi printanier, ratant ainsi les séries éliminatoires.

Qu’est-ce qui peut bien expliquer cette saison difficile des Blackhawks ?

D’entrée de jeu, Joel Quenneville a dû se débrouiller avec un effectif changeant, en raison des nombreuses blessures. La plus importante aura été celle de Corey Crawford devant le filet. Saison après saison, le québécois se maintient parmi les meilleurs à sa position.

Ainsi, Anton Forsberg, Jeff Glass et Jean-François Bérubé devaient prendre les bouchées doubles devant la cage des Hawks. Trois gardiens qui avaient peu d’expérience dans la grande ligue. Peut-être que Scott Foster, le comptable et gardien réserviste de l’équipe, peut être le sauveur ultime d’ici la fin du calendrier régulier.

Dans un autre ordre d’idée, est-il venu le temps de séparer le noyau des Hawks ?

Les Jonathan Toews, Patrick Kane, Duncan Keith, Brent Seabrook, Corey Crawford et même l’entraîneur-chef, Joel Quenneville, auront tous été des pièces maîtresses dans les trois conquêtes de la Coupe Stanley de Chicago au tournant de la nouvelle décennie.

Kane a été le meilleur de ce groupe, affichant tout près de 80 points. Parions que le départ d’Artemi Panarin vers Columbus a eu un impact sur la production de Kane, mais également sur Artem Anisimov. Ensemble, les trois joueurs représentaient l’un des meilleurs trios de la ligue la saison dernière.

En retour de Panarin, les Hawks ont rapatrié Brandon Saad, ancien choix de deuxième ronde de la formation en 2011. Le retour à Chicago ne s’est pas déroulé comme prévu. Saad connait des difficultés, enregistrant que 35 points.

Tous les autres membres de ce noyau, à l’exception des blessures à Crawford, auront connu une saison en dessous des attentes. Keith et Seabrook commencent tranquillement à se faire vieux à la ligne bleue et n’ont plus la même touche offensive d’antan. Même que Seabrook a vu un match de la galerie de presse, rayé de l’alignement.

Par chance, quelques jeunes ont réussi à s’établir dans l’échiquier des Hawks. Choix de deuxième ronde en 2016, Alex DeBrincat a prouvé sa place sur les deux premiers trios. L’ancien des Otters d’Erie pointe au troisième rang pour les pointeurs avec 50 points en 79 rencontres.

Nick Schmaltz a également pris du gallon, à sa deuxième saison dans l’uniforme des Hawks. En l’absence du capitaine, Jonathan Toews, le jeunot de 22 ans s’est retrouvé à piloter le premier trio, aux côtés de Kane. Tout comme DeBrincat, Schmaltz totalise 50 points.

La relève s’annonce tout de même prometteuse à Chicago. Les Blackhawks peuvent compter sur une bonne banque d’espoirs avec en tête de liste, le défenseur Henri Jokiharju, le premier choix de l’équipe au dernier repêchage. Dylan Sikura, Victor Ejdsell, John Hayden, Matthew Highmore, Radovan Bondra et Ian Mitchell complètent le portrait. Il ne faudrait pas oublier non plus que les Hawks auront un bon siège au repêchage les 22 et 23 juin prochain à Dallas.

Quenneville, toujours l’homme de confiance ?

Quand une équipe connait des ratés, il est facile de blâmer l’entraîneur-chef. Joel Quenneville a roulé sa bosse dans la LNH, devenant un homme respecté par ses pairs.

En poste depuis la saison 2008-2009, l’entraîneur de 59 ans a mené les siens vers trois conquêtes du précieux trophée, en plus de n’avoir jamais manqué la danse du printemps, à l’exception de cette année.

Depuis qu’il est à la barre des Blackhawks, à l’exception du lock-out en 2012-2013, Quenneville a toujours maintenu un dossier d’au moins 40 victoires et plus, en plus d’avoir une fiche positive.

Les 32 victoires des Hawks présentement représentent la pire saison de la formation avec Quenneville derrière le banc. Est-ce que le directeur général, Stan Bowman, a toujours confiance envers son entraîneur-chef ?

Parlant de Bowman, il aura beaucoup de travail à faire cet été afin de relancer son équipe pour la prochaine campagne. Qui partira du navire ? Et qui seront les nouveaux matelots ?

Crédit photo : Sportsnet

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