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Des attentes trop élevées ?

D’année en année, la Ligue nationale nous réserve des surprises comme des déceptions. Après une saison de rêve l’an dernier atteignant la finale d’association dans l’Ouest, les Oilers d’Edmonton connaissent jusqu’à maintenant une campagne en dessous des exigences. Est-ce que les attentes étaient trop élevées envers cette jeune équipe ?

Menés par un Connor McDavid en pleine forme, les Oilers ont surpris la planète hockey l’an dernier, accumulant les victoires à un rythme effréné. Ajoutez à l’équation le gardien de but Cam Talbot, qui a été sensationnel entre les poteaux. Une campagne rafraîchissante pour les amateurs (dont moi), après des années de misère. Edmonton s’était classé parmi les têtes d’affiche, avec une deuxième position dans la division Pacifique, deux points seulement derrière les Sharks de San Jose.

Il était alors possible de croire que les Oilers seraient encore une équipe à surveiller pour la saison 2017-2018.

La troupe de Todd McLellan représente assurément l’une des plus  grandes déceptions cette saison. Edmonton pointe au 26e rang de la LNH, avec une récolte de 21 victoires en 48 rencontres. Douze points les séparent d’une place pour les séries éliminatoires à l’heure actuelle. Qu’est-ce qui cloche autant après une campagne parsemée de réussites ?

Certes, au cours des dernières années, les Oilers ont été pointés du doigt pour leur défensive poreuse.

Au fil des ans, l’état major s’est entêté à repêcher des attaquants en première ronde, et ce, avec d’excellents rangs de sélection. À l’exception de Darnell Nurse en 2013, les Oilers ont toujours opté pour des attaquants. Jeff Petry représente l’autre arrière choisi par Edmonton avec leur première sélection, un choix datant de l’encan de 2006.

Les faiblesses de cette ligne bleue se font sentir cette année, jumelées aux insuccès de Cam Talbot. Ce dernier a été blessé en début de saison et il tarde quelque peu à retrouver son rythme exceptionnel de l’an dernier. Il réussit néanmoins à garder une fiche positive de. 500 avec 17 victoires et autant de défaites.

La date limite des transactions approchant à grands pas, le directeur général, Peter Chiarelli se doit d’acquérir du renfort à la ligne bleue pour préserver une mince lueur d’espoir de participer à la danse du printemps.

McDavid et cie

Avouons-le, les Oilers ont eu la main heureuse en 2015 avec, encore une fois, le tout premier choix au repêchage. C’est sans surprise qu’ils ont sélectionné Connor McDavid.

Depuis sa venue dans l’Ouest canadien, il est l’image même de la franchise, malgré son jeune âge. Dès son hockey junior, le jeu des comparaisons battait de son plein entre lui et Sidney Crosby pour le titre de meilleur joueur au monde. Malgré tout le «punch» offensif présent à Edmonton, les Oilers se retrouvent dans le top 10 des formations avec le moins de buts comptés avec 131. Un contraste complètement différent avec l’an dernier, alors qu’ils avaient enregistré 247 filets au total, terminant parmi les meneurs.

À l’exception de McDavid, qui cumule au moins un point par match, quelques joueurs sont sur le déclin offensivement. Des joueurs comme Milan Lucic et Patrick Maroon ne peuvent répéter leurs exploits impressionnants de la dernière campagne. Le tout premier choix des Oilers en 2016, Jesse Puljujarvi, tarde à s’installer comme une pièce maîtresse dans le top 6 et pourtant, on vantait ses talents offensifs. La perte de Jordan Eberle durant la saison morte commence à se faire sentir également. Acquis des Islanders de New York en retour d’Eberle, Ryan Strome connait une première saison difficile dans son nouvel uniforme, avec une mince récolte de 17 points.

 Une ancienne vedette à la rescousse

Les Oilers ont confirmé dans les derniers jours la nomination de l’ancien grand défenseur Paul Coffey à titre d’entraîneur du développement des joueurs.

Edmonton a connu quelques ratés à bien entourer ses jeunes talents dans le passé. La venue d’un homme de hockey de la trempe de Coffey ne peut qu’être bénéfique pour ces espoirs, plus particulièrement envers les défenseurs.

À titre de joueur, il a remporté trois fois la Coupe Stanley dans l’uniforme des Oilers. Une nomination qui arrive à point pour cette équipe et les partisans, qui espèrent encore année après année.

Crédit photo : RDS.ca

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