HockeyLNH

Un échange à long terme

Quand vient le temps de compléter une transaction, on ne sait jamais de quel côté la pièce va tomber. Des échanges qui rapporteront, alors que d’autres nous laisseront sur notre appétit. Évidemment, chaque directeur général espère remporter le gros lot.

Après avoir échangé P.K Subban à l’été 2016, Marc Bergevin a récidivé en faisant l’acquisition de Jonathan Drouin du Lightning de Tampa Bay. Le joueur de centre tant espéré chez le Canadien ! Bergevin a cependant dû laisser partir le défenseur Mikhail Sergachev, premier choix du Tricolore à l’encan de 2016.

Depuis quelques années, il en est devenu un besoin criant chez le Canadien, trouver un joueur de centre de premier plan pour compléter Max Pacioretty. En début de saison, tous les espoirs étaient tournés envers le nouveau venu, Jonathan Drouin. Une position à laquelle il avait déjà évolué dans les rangs juniors avec les Mooseheads d’Halifax. Certainement, la pression était énorme sur les épaules du jeune québécois de 22 ans.

Quelques essais plus tard, la chimie ne s’est jamais développée avec Pacioretty. Claude Julien fût forcé de procéder à des changements de trio, employant Philip Danault avec le capitaine, laissant Drouin avec Alex Galchenyuk. La réelle question demeure tout de même : est-ce que Jonathan Drouin est un vrai joueur de centre ?   On peut nier les talents de passeur et de fabricant de jeu de Drouin, aucun doute sur ses qualités offensives. Là où s’impose un problème, sa capacité à remporter ses mises en jeu. Un taux de réussite en-dessous des 40%… Nettement inefficace pour un centre, supposé numéro 1. Même avec le Lightning, il n’arrivait pas à gagner 50% des mises en jeu. Vivons-nous la même situation qu’avec Alex Galchenyuk ? Un joueur promis pouvant évoluer au centre, mais qui peine à connaître le succès espéré…

Meilleure production qu’à Tampa ?

Malgré tout, Jonathan Drouin représente un élément important pour l’attaque du Canadien. Certainement qu’il n’est pas entouré comme à Tampa Bay avec les Stamkos, Kucherov et Palat pour nommer que ceux-ci. Le jeune québécois semble avoir trouvé sa niche dans la grande métropole de Montréal. La pression étant immense sur son dos, il a été identifié comme le sauveur pour relancer le Canadien. À sa première saison avec le bleu-blanc-rouge, il cumule seize points en 24 rencontres. Il vient tout juste de mettre fin à une séquence de huit matchs sans but, en inscrivant son quatrième filet de la saison dans la victoire des siens face au Blue Jackets de Columbus. S’il reste en santé d’ici la fin de saison et qu’il continue à produire à ce rythme, il dépassera son sommet personnel de 53 points, établi la saison dernière avec le Lightning.

Reste à voir à quelle position il sera utilisé et surtout, avec qui il sera jumelé. Pourquoi pas avec son compatriote québécois, Charles Hudon ? Un duo qui peut facilement créer des étincelles sur la glace par leur rapidité. Ou sinon, avec Nikita Scherbak, à son retour de blessure ? L’attaquant russe représente un bel espoir pour le Canadien, et en duo avec Drouin, j’imagine déjà les ravages. Peut-être que je rêve en couleurs, mais aussi bien d’avoir des rêves !

Crédit photo : Hockey inside/out

Article précédent

Un trio dominant

Article suivant

Le Canadien remporte un match important

Pas de commentaire

Laissez un commentaire

Votre adresse de courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *