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Plateau important pour Fleury

La longévité est importante lorsqu’on pratique un sport. On veut performer aussi longtemps que notre corps nous le dicte. D’autant plus lorsqu’on est gardien de but dans la Ligue Nationale. 

Avoir une longue carrière peut être signe de chance, surtout lorsqu’on épargne les blessures. Nombre d’athlètes ont dû annoncer leur retraite pour cause de divers bobos. Chez les portiers, il n’est malheureusement pas rare de voir des carrières écourtées… Certains développent de mauvais plis à force d’être tout le temps penché ; les jambes deviennent plus fragiles. 

Âgé de 34 ans, le gardien de but québécois, Marc-André Fleury, vient d’atteindre un plateau important. Celui qui a été le tout premier choix à l’encan de 2003 par les Penguins de Pittsburgh a franchi le cap des 800 matchs. Un exploit hors du commun chez les hommes masqués. Dans l’histoire de la Ligue Nationale, seulement 15 autres portiers ont réussi l’exploit. Martin Brodeur se retrouve en tête de liste avec un total astronomique de 1266 parties jouées. Il est suivi par deux autres québécois, Roberto Luongo et Patrick Roy. 

Une carrière extraordinaire

L’histoire de Marc-André Fleury vient tout droit d’un conte de fée. À ce jour, il est le dernier gardien de but à avoir été sélectionné au tout premier rang du repêchage amateur. Disons que les Penguins ont eu la main heureuse en repêchant dans le top 5 cinq années consécutives, soit de 2002 à 2006. 

L’heureux élu de 2003, Fleury a joué toute sa carrière junior avec les Screaming Eagles du Cape-Breton, équipe située à plus de 1200km de sa ville natale, Sorel. Au nord de la Nouvelle-Écosse, Flower arrive dans une nouvelle ville où l’anglais prédomine. Par chance pour le jeune de 16ans, les Screaming Eagles sont gérés par le québécois, Pascal Vincent. 

Le gardien de but a connu ses meilleurs moments lors de la campagne 2001-2002. Fleury dispute sa première saison comme partant, répondant à l’appel. Il enregistre un total de 26 victoires en 55 matchs, amenant les siens jusqu’en demi-finale. Le Cape-Breton s’était incliné en cinq matchs contre les futurs finalistes, le Titan d’Acadie-Bathurst. 

Voyageant entre le Cape-Breton, Wilkes-Barries Scranton et Pittsburgh pendant trois ans, Fleury s’établit comme gardien de but numéro 1 chez les Pens en 2005-2006. Il déloge les vétérans Sébastien Caron et Jocelyn Thibault. En 50 départs à sa première saison complète, il présente une fiche de 13-27-6, sa seule saison en carrière avec une fiche négative. 

Malgré des débuts difficiles, une nouvelle ère s’amorce à Pittsburgh. 

Avec les Crosby, Malkin, Staal, Letang et Fleury, les Penguins sont équipés pour faire un bon bout de chemin en séries éliminatoires, voir même être considérés comme les favoris pour remporter la Coupe Stanley. La crainte de la guigne de la deuxième année ne craint pas le jeune gardien de but. Fleury accumule victoires par dessus victoires, concluant la saison 2006-2007 avec 40 gains, et ce, à seulement 21 ans. Le québécois termine dans le top 3 chez les gardiens pour le nombre de victoires. 

Le point culminant de sa jeune carrière arrive en 2008-2009. Après une défaite crève-coeur au main des Red Wings de Détroit l’année précédente, les Pens ont soif de vengeance. Pour une deuxième saison consécutive, les deux formations se retrouvent à nouveau en grande finale, digne d’un scénario hollywoodien. 

Septième match de la Coupe Stanley, Pittsburgh mène 2-1 avec quelques secondes à faire à la rencontre, grâce à deux buts de Maxime Talbot. Le capitaine des Wings, Nicklas Lidstrom reçoit le but égalisateur au bout de son bâton… Marc-André complète un déplacement miraculeux pour effectuer l’arrêt final et donner la Coupe à son équipe! 

Le début de la fin

Considérés parmi les meilleurs, les Penguins enchaînent les présences en éliminatoires. Les Crosby, Malkin, Letang, Fleury et etc, continuent de jouer du hockey inspiré. 

Cependant, Flower rencontre ses premières difficulté en 2015-2016… Son poste de partant est en danger pour la première fois de sa carrière… Le jeune américain, Matt Murray, sort de nulle part et sauve la saison des Pens. Même que le gardien recrue traîne les siens jusqu’en finale de la Coupe Stanley ; honneur remporté par Pittsburgh. La conquête est plus difficile à accepter pour Fleury… Il n’a presque pas joué des séries, relégué à un rôle de second violon… 

L’année suivante, en 2016-2017, l’histoire se répète. Marc-André éprouve de la misère devant la cage des Penguins et Matt Murray arrive en héros.

Une donnée vient brouiller les cartes. La campagne 2017-2018 accueillera une nouvelle franchise dans la Ligue Nationale, les Golden Knights de Las Vegas. Tout au long de la saison, les rumeurs se font intenses sur le fait que Fleury puisse devenir l’homme de confiance de la nouvelle équipe. 

Matt Murray connaît une saison du tonnerre, ramenant son équipe vers les grands honneurs. Pour une deuxième année consécutive, Pittsburgh met la main sur la Coupe Stanley et tout le monde acclame Matt Murray. Le séjour de Marc-André Fleury avec les Pens arrive à échéance. 

Nouveau départ

Afin de construire la nouvelle formation des Golden Knights, chaque équipe de la LNH devait soumettre une liste de joueurs protégés et non-protégés.

Les observateurs ne se sont pas trompés. Fleury n’est pas protégé par les Penguins, devenant libre comme l’air. Vegas saute immédiatement pour repêcher le gardien de but, affirmant son statut de numéro 1. 

Blessé pendant pour quelques semaines, Fleury a partagé la tâche avec Malcolm Subban et les deux hommes masqués ont réussi leur entrée au Nevada. Et que dire de ce nouveau départ avec les Golden Knights. À leur première saison dans le circuit Bettman, ils atteignent la finale de la Coupe Stanley. Les parieurs n’avaient certainement pas vu cette conclusion. Vegas a manqué de jus, s’inclinant en cinq contre les Capitals de Washington. 

Depuis son départ de Pittsburgh, Fleury semble être heureux avec les Golden Knights. Il est un rouage important de cette formation qui bataille fort soir après soir. Encore cette année, les Knights risquent d’avoir leur billet pour la danse du printemps. Et soyons honnêtes, la ville de Las Vegas possèdent de nombreux atouts attrayants 😉 

Malgré toutes les distractions disponibles, Flower reste un gardien d’élite, malgré ses 34 ans. Le temps va peut-être le rattraper, mais il a encore quelques années devant lui. Le gardien connaît un excellent début de saison avec deux gains en autant de rencontres.

En plus d’avoir atteint le cap des 800 matchs, Fleury s’est incrusté parmi les grands dans une autre catégorie. Il partage la pôle position chez les gardiens pour le plus grand nombre de victoire lors du premier match de la saison. Le québécois compte dix victoires en quinze matchs d’ouverture, à égalité avec Curtis Joseph et Martin Brodeur. S’il remporte son premier duel l’an prochain, il sera seul en tête dans cette catégorie.

Une carrière remplie de succès pour cet ancien premier choix!

Les Golden Knights recevaient la visite hier soir des Bruins de Boston, deux équipes qui étaient encore invaincues avant leur confrontation. La bande à Fleury s’est inclinée 4-3.

Crédit photo : The Hockey News

Crédit vidéo : Sportsnet

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