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Mikael Kingsbury demeure le roi des bosses

Le Québécois Mikael Kingsbury a finalement répondu présent aux Jeux Olympiques en remportant la médaille d’or de l’épreuve des bosses aux Jeux olympiques de Pyeongchang. Il remporte ainsi le seul titre qui lui manquait : une victoire olympique.

Alors qu’il était l’avant-dernier athlète à s’élancer dans la super finale, il a survolé la piste comme lui seul peut le faire. Une descente parfaite qui lui a permis de récolter 86,63 points selon les juges et surtout la première position de l’événement. Dès la confirmation de sa victoire, Kingsbury s’est empressé d’aller voir ses parents et les a enlacés pendant plusieurs secondes. Il a ensuite jeté un long regard au ciel en guise de soulagement.

«J’ai senti la pression en arrivant ici, surtout après ma médaille d’argent à Sotchi, a reconnu Kingsbury. J’ai maintenant gagné tout ce qu’il était possible de gagner dans mon sport, et je savais que c’était le bon moment. Le ‘feeling’ est juste incroyable, je n’ai pas de mots. J’ai vécu cette journée-là un million de fois dans mes rêves, et là j’ai vraiment hâte à la cérémonie de remise des médailles, mardi.»

Le Japonais Daichi Hara était le dernier à se présenter au bas de la piste, mais il a terminé sur la troisième marche du podium avec un score de 82,19, reléguant malheureusement le Québécois Marc-Antoine Gagnon au quatrième rang. L’Australien Matt Graham (82,57) a terminé au deuxième rang.

L’athlète de 25 ans a mis du temps à se mettre en marche avec une quatrième position à sa première descente, puis une deuxième place pour se qualifier en super finale. Toutefois, au fur et à mesure que sa journée avançait, il a retrouvé sa confiance des beaux jours pour compléter avec sa meilleure descente à la fin.

«J’étais ‘stiff’ en première ronde, mais je savais que ça n’allait pas se gagner à ce moment-là, a-t-il rappelé. Je me répétais sans cesse: ‘N’essaie pas de gagner chaque ronde, contente-toi de les franchir, et ne fais pas d’erreur stupide». Je me suis donc rendu dans le top-6, et c’est là que ça s’est joué.

Déception pour Marc-Antoine Gagnon qui occupait la troisième marche du podium avant le passage du dernier candidat de l’épreuve. Il a finalement dû s’avouer vaincu, et a été sorti du podium au quatrième rang – comme à Sotchi. Il s’agissait de sa dernière présence aux Jeux Olympiques en tant qu’athlète.

Mention honorable pour Philippe Marquis qui a été contraint à l’abandon à la suite de son premier saut en première finale. Aux prises avec un ligament croisé antérieur déchiré cette saison, il tenait absolument à compétitionner à Pyeongchang. Malheureusement, son genou n’a pas tenu le coup aujourd’hui.

«C’est la troisième fois ce mois-ci que mon genou lâche, donc je connais maintenant le ‘feeling’, a-t-il confié. J’ai atterri un peu en extension – un mouvement que je devais absolument éviter pour ne pas trop mettre de pression sur mon articulation -, puis j’ai essayé de skier trois ou quatre bosses par la suite et mon genou n’était tout simplement pas capable de supporter mon poids.»

Cette médaille d’or pour Kingsbury couronne un palmarès inégalé pour lui, qui totalise 70 podiums, dont 48 victoires, en 87 épreuves au circuit de la Coupe du monde.

Il s’agit d’une troisième médaille d’or consécutive dans cette discipline après les victoires d’Alexandre Bilodeau à Vancouver en 2010 et à Sochi en 2014.

Crédit photo : radio-canada.ca

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