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À quand l’admission de Jacques Demers au Temple de la renommée ?

Nul doute que l’ancien entraîneur du Canadien, Jacques Demers, a connu une carrière digne de mention dans la Ligue nationale de hockey.

Ses années de service et ses statistiques personnelles font foi de tout. Reconnu davantage comme un motivateur exceptionnel, il a permis à ses équipes de performer à un niveau inespéré. Plusieurs de ses anciens joueurs ont apprécié grandement évoluer sous son commandement. Outre ses qualités humaines et personnelles, il a cumulé en carrière des statistiques impressionnantes qui méritent d’évaluer la possibilité qu’il soit reconnu par ses pairs et être admis parmi les immortels du hockey dans la catégorie des bâtisseurs. Analysons l’ensemble de ses statistiques en comparaison avec des entraîneurs qui ont été admis au Temple de la renommée du hockey par le passé.

Celui qui a commencé sa carrière dans l’Association mondiale de hockey avec les Racers d’Indianapolis en 1975, a dirigé aussi les Stingers de Cincinnati et les Nordiques de Québec. En 311 rencontres, il a cumulé une fiche de 144 victoires contre 145 revers et 22 verdicts nuls. Il fut aussi le premier entraîneur de l’histoire des Nordiques de Québec dans la LNH pour leur première saison en 1979-80. Il a remporté 25 victoires contre 44 défaites et 11 verdicts nuls. Les deux années suivantes, il a dirigé le club-école des Nordiques dans la Ligue américaine de hockey, l’Express de Fredericton. En deux saisons, pour 160 matchs au total, il a obtenu 65 victoires contre 82 revers et 13 nuls. Durant son séjour à Fredericton, il a remporté le trophée Louis A.R. Pieri, remis au meilleur entraîneur de la ligue pour la saison 1982-83.

Retour dans la LNH

Il est de retour dans la LNH avec les Blues de Saint-Louis en 1983-84. il cumule une fiche de 106 victoires contre 106 revers et 28 nuls durant ses trois saisons pour un total de 240 matchs en saison régulière. Fait à noter durant ses deux dernières saisons à St-Louis, son équipe s’incline en finale d’association lors des séries éliminatoires. Ces bonnes performances en séries attirent l’attention des Red Wings de Detroit qui lui font signer un contrat. Il fait ses débuts à Detroit pour la saison 1986-87. Il dirigera les Wings durant 4 saisons. En 320 matchs en saison régulière, les Wings ont remporté 137 victoires contre 136 défaites et 47 verdicts nuls. À ses deux premières saisons en séries éliminatoires, son équipe s’incline en finale d’association contre les puissants Oilers d’Edmonton qui remportent la Coupe Stanley lors de ces deux saisons. À ses deux premières saisons à Detroit, il remporte le trophée Jack Adams, remis au meilleur entraîneur de la ligue, pour les saisons 1986-87 et 1987-88. Fait à noter, il est le seul entraîneur de l’histoire de la ligue à avoir gagné ce trophée lors de deux saisons consécutives. De plus, il est aussi un des cinq entraîneurs de l’histoire de la LNH à avoir dirigé ses équipes durant 1000 matchs de suite.

En 1992, il réalise son rêve d’enfance en devenant l’entraîneur des Canadiens de Montréal. Qui ne se rappelle pas des séries éliminatoires de 1993, où le Canadien a surpris tous les observateurs du hockey en remportant sa 24e coupe Stanley de son histoire. Déjà 27 ans, le 9 juin prochain. Que le temps passe vite.

En 220 matchs en saison régulière, le Canadien cumule une fiche de 107 gains contre 86 défaites et 27 verdicts nuls. Il termine sa carrière d’entraîneur dans la LNH avec le Lightning de Tampa Bay, où il a dirigé 147 matchs en saison régulière durant les saisons 1997-98 et 1998-99. Durant ces deux saisons, le Lightning a remporté 34 victoires contre 96 revers et 17 nuls. Il faut dire qu’à cette époque, Tampa Bay était dans une période de reconstruction.

En chiffres

Au total de sa carrière dans la LNH de 14 saisons, en saison régulière, il a dirigé 1007 matchs. Il a maintenu une fiche de 409 victoires contre 468 revers et 130 verdicts nuls pour un pourcentage de .471%. Ses équipes auront amassé 948 points de classement. En séries éliminatoires, il a dirigé 98 matchs. Sa fiche est de 55 victoires contre 43 revers pour un pourcentage de .561%.

Dans l’AMH; en 311 rencontres, il a obtenu 144 victoires contre 145 défaites et 22 verdicts nuls pour un pourcentage de .498. Il a obtenu 310 points de classement avec Indianapolis, Chicago et Québec. En séries éliminatoires, il a dirigé 20 matchs. Sa fiche est de 8 victoires contre 12 revers pour un pourcentage de .400%.

Finalement, dans la LAH, en saison régulière, il a dirigé 160 matchs. Il a maintenu une fiche de 65 victoires contre 82 revers et 13 verdicts nuls pour un pourcentage de .406%. De plus, il a remporté 2 trophées Jack Adams et 1 Coupe Stanley.

En guise de comparaison

En résumé, en vertu de ses différentes statistiques personnelles, force est de constater qu’elles peuvent se comparer avec des entraîneurs qui ont dirigé dans les mêmes années que Demers et qui ont été admis au Panthéon du hockey au cours des récentes années soit Bob Johnson, admis en 1992; Roger Neilson en 2002; Herb Brooks en 2006; Pat Burns en 2014 et Pat Quinn en 2016.

Bob Johnson a dirigé 6 saisons dans la LNH pendant les saisons 1982-83 à 1986-87 avec les Flames de Calgary et la saison 1990-91 avec les Penguins de Pittsburgh avec qui il a remporté la Coupe Stanley. En 480 matchs en saison régulière, il a maintenu un dossier de 234 victoires contre 188 revers et 58 nuls pour un pourcentage de .548%. En séries éliminatoires, en 76 parties, il a conservé un dossier de 41 victoires contre 35 revers pour un pourcentage de .539%.

Roger Neilson a dirigé 1000 rencontres avec 8 équipes dans la LNH entre 1977 et 2002 avec les Maple Leafs de Toronto, les Sabres de Buffalo, les Canucks de Vancouver, les Kings de Los Angeles, les Rangers de New York, les Panthers de la Floride, les Flyers de Philadelphie et deux matchs avec les Sénateurs d’Ottawa durant la saison 2001-02 afin d’atteindre le plateau des 1000 matchs dirigés en carrière. Sur ce nombre, en saison régulière, il a obtenu 460 gains contre 378 défaites et 159 verdicts nuls pour un pourcentage de .541%. En séries éliminatoires, en 106 parties, il a remporté 51 victoires contre 55 défaites pour un pourcentage de .481%.

Herb Brooks a dirigé 506 rencontres en saison régulière avec 4 équipes, dont les Rangers de New York, les North Stars du Minnesota, les Devils du New Jersey et les Penguins de Pittsburgh entre 1981 et 2000. Sur ce nombre, il a une fiche de .500%, soit 219 victoires contre 219 défaites et 66 verdicts nuls. En séries éliminatoires, en 40 matchs, il a signé 19 victoires contre 21 défaites pour un pourcentage de .475%.

Pat Quinn a dirigé 1400 matchs dans la LNH entre les saisons 1978-99 et 2009-10 pour un total de 18 saisons complètes avec les équipes suivantes : Les Flyers de Philadelphie, les Kings de Los Angeles, les Canucks de Vancouver, les Maple Leafs de Toronto et les Oilers d’Edmonton. En saison régulière, il signé 684 victoires contre 528 revers et 154 nuls pour un pourcentage de .556%. En séries éliminatoires, en 183 rencontres, il a remporté 94 matchs contre 89 revers pour un pourcentage de .514. De plus, il a gagné le trophée Jack Adams pour la saison 1979-80 avec les Flyers de Philadelphie et en 1991-92 avec les Canucks de Vancouver.

Pat Burns a été entraîneur dans la LNH durant 14 saisons. En 1019 matchs en saison régulière avec Montréal, Toronto, Boston et New Jersey, de 1988 à 2004, il a remporté 501 victoires contre 353 défaites et 151 verdicts nuls. Il a maintenu un pourcentage de victoire de .573%. Ses équipes ont amassé 1167 points. En séries éliminatoires, il a dirigé 149 match et a remporté 78 victoires contre 71 revers pour un pourcentage de victoires de .523%. Il a remporté la Coupe Stanley avec les Devils du New Jersey en 2003. Au niveau individuel, il a remporté à trois reprises le trophée Jack Adams avec trois équipes différentes, soit le Canadien pour la saison 1988-89, les Maple Leafs de Toronto pour la saison 1992-93 et les Bruins de Boston pour la saison 1997-98. À noter que pour ces saisons, c’était la première année de Burns avec ses équipes respectives.

Somme toute, en vertu de ces comparaisons, notamment en se basant sur le nombre de matchs dirigés ainsi que du nombre de victoires, les statistiques de Jacques Demers se comparent avantageusement à celles des entraîneurs déjà intronisés dans la catégorie des 111 bâtisseurs actuellement.

Il devance Bob Johnson, Roger Neilson et Herb Brooks en nombre de matchs dirigés et de victoires en saison régulière ainsi qu’en séries éliminatoires, en plus d’avoir gagné 2 Jack Adams et remporté 1 Coupe Stanley, contrairement à Neilson et Brooks qui n’ont pas remporté de Jack Adams et de coupes Stanley. Seuls Quinn et Burns devancent Demers au niveau de matchs dirigés et du nombre de victoires. En vertu de ces différentes statistiques, nul doute que Jacques Demers a les chiffres qui militent en faveur de son admission au Temple de la renommée du hockey. N’attendons pas trop longtemps comme nous l’avons fait pour Pat Burns.

Vous le méritez pleinement Monsieur Demers !

Source : hockey-reference.com

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