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Quand le rêve du Canadien devient réalité

La dernière séquence éliminatoire du Canadien nous aura fait vivre des grandes émotions que bien peu de gens croyaient possibles. Merci au bleu-blanc-rouge de nous avoir autant fait rêver.

Tel un conte de fées, le récit du Canadien dans ces séries s’est déroulé comme un rêve que l’on croyait impossible cette année. L’ambition d’une équipe pour réussir l’impossible s’est tranquillement transformée en l’espoir d’un peuple qui a vécu toutes ces péripéties comme si tout le monde travaillait dans la même direction.

Dès le début des séries éliminatoires, les chances du Canadien étaient pratiquement nulles face aux Maple Leafs de Toronto qui représentaient non seulement la meilleure équipe canadienne de la saison régulière, mais aussi l’une des formations les plus talentueuses de la LNH tout court. Cette première confrontation éliminatoire depuis 1979 entre les deux équipes représentait un duel inégal, alors que le Tricolore s’est qualifié par la porte arrière au 18e rang de la ligue en saison régulière.

La blessure de John Tavares, des buts décisifs en prolongation dans le match #5 et #6, ainsi que la résilience du Canadien pour remonter la série vers un gain lors de la partie ultime sont les principaux moments cruciaux de cette première série. Bien sûr, tous les partisans étaient plus positifs avec l’équipe, mais on était loin d’être rassasié dans le vestiaire du Tricolore.

Puis, tous les experts éliminaient déjà l’équipe contre les Jets de Winnipeg qui venaient de balayer les Oilers d’Edmonton, mais le Canadien a joué exactement le même tour aux Jets avec une série dominée du début à la fin par la défensive du Tricolore. La mise en échec de Mark Scheifele sur Jake Evans a lancé la Sainte-Flanelle dans un objectif collectif de gagner pour leur coéquipier. Cette mission s’est accomplie au quatrième match de la série à Montréal lorsque Tyler Toffoli complète le jeu de Cole Caufield en prolongation pour passer en demi-finale.

Le rêve grandit chez les partisans, alors que le Canadien accède au carré d’as pour la première fois depuis 2014. Moi-même, j’ai tranquillement commencé à y croire avec un Carey Price dominant, une équipe équilibrée de jeunes et de vétérans, ainsi qu’une équipe qui se présente toujours dans les moments importants. Ça commence à sentir la Coupe à Montréal.

La prochaine étape est encore plus difficile face aux puissants Golden Knights de Vegas qui se font surprendre par la vitesse du Canadien sur la patinoire et qui ne semblent pas en mesure de suivre l’énergie imposée par les Montréalais. Des victoires à l’arrachée, mais surtout un but historique d’Arrturi Lehkonen en prolongation le soir de la Saint-Jean-Baptiste pour accéder à la finale de la coupe Stanley nous fait pleurer, rire et simplement y croire aux 4 coins du Québec.

Croire que tout est possible avec cette première présence en finale depuis 1993 avec de grandes similarités à la dernière conquête du Canadien. Personnellement, je n’ai pas eu la chance de vivre un parcours éliminatoire aussi passionnant avec le Canadien de toute ma vie et ma passion pour cette équipe n’a fait que grandir cette année.

Malheureusement, le rêve du Tricolore et des millions de partisans de l’équipe s’est estompé face au Lightning de Tampa Bay, mais il faut rester conscient que cette équipe ne devait même pas traverser la première ronde.

Cette défaite est difficile à avaler, mais avec le recul, on considérera que l’édition 2021 de cette équipe légendaire aura réuni tout un peuple en plein milieu d’une crise sanitaire qui ne prend jamais de pause. Grâce au parcours historique du Canadien, tout le monde est soudainement devenu positif. Voilà la puissance d’une équipe sportive au Québec. Elle nous fait oublier tous nos problèmes et met un baume sur notre coeur.

Merci à Carey Price pour ses arrêts spectaculaires.
Merci à Shea Weber pour ses mises en échec percutantes.
Merci à Phillip Danault pour affronter les meilleurs trios adverses.
Merci à Nick Suzuki pour sa vision offensive.
Merci à Cole Caufield pour son premier parcours éliminatoire incroyable.
Merci à Brendan Gallagher pour sa fougue.
Merci à Josh Anderson pour sa vitesse.
Merci à Corey Perry pour son leadership.
Merci à Dominique Ducharme pour avoir réuni cette équipe.

Merci à toute cette équipe qui n’a jamais lâché et qui y a cru jusqu’au bout, même hier soir. Les joueurs ne le réaliseront peut-être jamais, mais ils ont permis aux plus vieux de revenir en enfance et aux plus jeunes de vouloir revivre des moments aussi mémorables. Ils ont été une source d’inspiration et le seront pour plusieurs années à venir.

À l’an prochain Montréal, ce n’est que partie remise !

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