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Qui sera l’heureux élu du Canada ?

Nous sommes à quelques semaines du Championnat Mondial Junior qui se tiendra en République Tchèque. Le tournoi se tiendra du 26 décembre jusqu’au 5 janvier. D’ici la mise en jeu officielle, les pays participants se préparent en conséquence pour offrir la meilleure formation possible. 

L’État Canadien est en pleine phase de préparation présentement en Ontario. Au moment d’écrire ces lignes, les joueurs étaient sur la patinoire pour disputer un deuxième match préparatoire face à des équipes d’étoiles universitaires. À la suite de ce duel, les premières coupures seront effectuées.

Si certains joueurs vivent le stress des premiers retranchements, d’autres sont pratiquement assurés de porter les couleurs du Canada. Le meilleur pointeur de la Ligue de Hockey Junior Majeur du Québec, Alexis Lafrenière, devrait être un élément important de l’Unifolié, malgré une blessure à la cheville qui le tient hors de la glace dans le moment. Le capitaine de l’Océanic domine outrageusement avec une impressionnante récolte de 70 points en 32 rencontres, un sommet à travers le Canada. C’est sans raison qu’il est vu par plusieurs pour être le tout premier choix de l’encan 2020 de la Ligue Nationale de Hockey.

Parlant de Lafrenière, il ne faudra pas négliger son plus grand rival pour le repêchage, Quinton Byfield. Les deux joueurs sont souvent associés l’un à l’autre avant même le début de la saison 2019-2020. Byfield, 17 ans, a déjà une charpente d’homme à 6’4″ et tout près de 220 livres. Son gabarit impose le respect sur la patinoire, en plus d’être une menace devant les filets adverses. Évoluant pour les Wolves de Sudbury, l’attaquant a accumulé 57 points cette saison, deuxième meilleur pointeur de la Ligue de l’Ontario (OHL) derrière Connor McMichael. Byfield évoluait cet après-midi avec deux joueurs de la LHJMQ, Dawson Mercer et Raphaël Lavoie.

L’attaquant Barrett Hayton des Coyotes de l’Arizona a d’ailleurs été prêté à l’équipe canadienne. Ce qui formera une équipe bien plus dangereuse offensivement.

Lutte à quatre

Sans rien enlever à tous les joueurs qui sont présents au camp, la plus belle histoire se retrouve devant le filet. Quatre gardiens, dont un Québécois, se livrent une chaude lutte pour déterminer celui qui aura la chance de défendre la cage de Canada. Uniquement par leurs statistiques, tous mériteraient de recevoir pareil honneur. 

Nico Daws, Joel Hofer, Hunter Jones et Olivier Rodrigue sont les quatre aspirants potentiels. De ce nombre, les deux derniers ont déjà représenté le Canada sur la scène internationale. Certainement un avantage, mais tout se joue sur la patinoire. Analysons le travail de chaque cerbère avec leur équipe respective. 

Commençons d’abord par le représentant québécois, Olivier Rodrigue. Le Chicoutimien d’origine dispute actuellement sa première saison avec les Wildcats de Moncton à la suite d’un échange avec les Voltigeurs de Drummondville. En 21 départs avec sa nouvelle équipe, le gardien maintient une fiche de 15-6. Il ne lui manque que cinq victoires pour atteindre le mythique plateau des 100 en carrière. Une pression supplémentaire s’ajoute sur ses épaules. Le dernier cerbère québécois à avoir connu du succès lors du Championnat Mondial Junior est Zachary Fucale. L’ancien choix du Canadien avait été d’office lors des compétitions de 2014 et 2015. Actuellement avec les Panthers de la Floride, Samuel Montembeault avait été retenu en 2016, mais à titre de troisième gardien. 

En considérant uniquement les statistiques, aurait-on pu voir Alexis Shank au camp d’Équipe Canada ? Le portier des Saguenéens de Chicoutimi se retrouve dans le top 5 de la LHJMQ dans toutes les catégories réservées aux gardiens. Il arrive même en tête de liste pour les victoires avec 18. Mine de rien, ses 18 réussites le place au troisième rang de toute la Ligue Canadienne de Hockey. D’autant plus que les Sags sont l’une des puissances dans la LHJMQ cette saison. 

Le prochain sur la liste n’était pas au premier camp estival, et pourtant, il affiche le plus de constance cette saison, dominant la Ligue de l’Ouest (WHL). Le portier des Winterhawks de Portland, Joel Hofer, a été le premier à franchir le plateau des 20 victoires cette saison. Un contraste fort différent de sa dernière année, alors qu’il avait amorcé la campagne avec une fiche de 6-21 avec les Broncos de Swift Current. Un changement d’air plus que bénéfique pour ce choix de quatrième ronde des Blues de St. Louis au dernier repêchage. 

Les deux autres prétendants proviennent de la Ligue de l’Ontario, Hunter Jones et Nico Daws. Gardons l’histoire de Daws pour la fin, simplement parce qu’il possède un parcours atypique et rocambolesque. 

Jones arrive à sa troisième saison devant la cage des Petes de Peterborough. Il possède une longueur d’avance dans pratiquement toutes les catégories chez les gardiens, à l’exception de la moyenne de buts alloués. Ses 19 victoires et ses quatre jeux blancs placent son équipe au sommet du classement général de l’OHL. Le Wild du Minnesota, une équipe vieillissante, vient peut-être de trouver sa perle rare pour assumer le rôle de gardien de but partant dans les prochaines années. 

Dévouement et Inspiration

Le dernier candidat en liste pour le poste de numéro 1 se trouve aussi en Ontario. Arrivé de nulle part, Nico Daws est en train de peaufiner une histoire inspirante garantie d’émotion.

De prime abord, le gardien droitier a été un choix de septième ronde du Storm de Guelph lors de l’encan de 2016. Il a disputé ses premiers matchs lors de la saison 2017-2018, ne récoltant qu’une seule victoire en 14 présences devant le filet du Storm. Il faut quand même mentionner que Guelph avait à l’époque l’un des meilleurs gardiens de la ligue en Anthony Popovich. 

Avec Popovich hors du portrait pour la présente campagne, la porte était grande ouverte pour Daws de saisir le poste de partant. Chance qu’il n’a pas raté. Le grand cerbère de 6’4 et 200 livres joue avec confiance et permet à son équipe de se maintenir parmi les meilleures. Son jeu devant le filet a ainsi forcé la main d’Équipe Canada de l’amener au camp final et de montrer ce qu’il a dans le ventre. 

Le plus intéressant dans le cas de Daws est qu’il était complètement inconnu avant le début de la semaine. Peu de gens connaissaient son nom et voilà que tous les réflecteurs sont éclairés vers lui. Aucune expérience internationale et le seul gardien des quatre à ne pas avoir été repêché par un club de la Ligue Nationale.

Au mérite personnel, les quatre jeunes hommes masqués mériteraient d’être les heureux élus. Cependant, trois guerriers ne peuvent accompagner la horde rouge et blanche en République Tchèque. Chose certaine, l’un d’entre eux écrirera possiblement le premier chapitre de l’année 2020. À qui la chance ?

Crédit photo : TVA sports

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